Lecture zen Priscilla Pommier, d’Adecco, connaît sur le bout des doigts les besoins de la Scapest. Les étudiants peuvent y être aides-comptables s’ils sont diplômés ou préparateurs de commandes. - Sophie Ughetto Pour ceux qui n’ont pas encore de job d’été en tant qu’étudiants pour les deux prochains mois, il n’est pas trop tard. D’abord parce que postuler à la Scapest, cette plateforme logistique située à Saint-Martin-sur-le-Pré , c’est toute l’année. Ensuite parce que dans le domaine agricole, il est encore possible de se manifester. Enfin, parce que quand on est motivé, véhiculé, qu’on n’a pas peur de se relever les manches et de mouiller la chemise ni de se lever tôt, le domaine de la propreté est aussi envisageable. On vous explique. « Nous avons besoin de « savoir être ». Pas de diplômés. » Priscilla Pommier , Directrice Marne Ardennes Adecco Dans la logistique, à la Scapest, la responsable de l’agence « Adecco on site » (c’est-à-dire dédié à un client en étant positionné dans ses locaux) et directrice de secteur Marne-Ardennes s’appelle Priscilla Pommier. Quand on la rencontre dans son bureau, elle nous rappelle ce qui est le plus attendu aujourd’hui. « Nous avons besoin de « savoir être ». Pas de diplômés, juste du savoir-être. » Des valeurs pas évidentes à trouver notamment à cause des personnes qui n’honorent pas les rendez-vous. Dans l’entreprise familiale FAP Propreté, Adrien Wisniewski recrute des profils variés, pourvu qu’ils soient bosseurs et véhiculés. - Sophie Ughetto Le maître mot, l’anticipation Pourtant, se montrer sérieux pour la Scapest, la centrale logistique de Leclerc dans la zone de Saint-Martin-sur-le-Pré, cela paie et sur le long terme. « En vérité, il faut anticiper. En mars-avril déjà, tous les besoins sont connus. Beaucoup de personnes fonctionnent avec le bouche à oreille » et les emplois, essentiellement de la préparation de commandes, sont pourvus rapidement. Ce qui n’empêche pas de candidater. Un vivier de 60 à 100 étudiants est nécessaire pour fonctionner. Pour eux, les contrats sont généralement établis à la semaine, mais pas seulement. Et lorsqu’il s’agit de contrats courts, cela ne signifie pas que l’engagement ne sera que temporaire. Au contraire. « Une fois formé, le jeune revient, toutes les vacances scolaires, même les petites et les week-ends, il y a de l’embauche. » En revanche, l’été, ce candidat doit être disponible deux mois, la durée nécessaire pour être formé et autonome. Dans la logistique, il n’y a pas que la Scapest. Vatry a aussi des offres à proposer et Adecco est en lien avec plusieurs entreprises. Autre secteur, autres besoins. Dans l’agriculture, une pénurie de main-d’œuvre est constatée. Ce qui est difficile, c’est que les candidats sont susceptibles d’être appelés du jour au lendemain et une disponibilité immédiate serait l’idéal, indique Priscilla Pommier. Or, c’est ce modèle-là qui a changé avec le temps. « Auparavant, nous avions des travailleurs qui pouvaient venir le matin même., juste après avoir raccroché le téléphone. Ce n’est plus le cas aujourd’hui », a remarqué Priscilla Pommier. Les amplitudes horaires, de dix heures journalières, peuvent rebuter. Passer la journée dans un silo, cela peut être éprouvant également, en raison de la chaleur. Pourtant, dans ce domaine, il y a de quoi faire. La pesée, elle, est plus facile et les propositions de postes sont adaptées en fonction du profil du candidat. À lire aussi https://www.lunion.fr/id738311/article/2025-08-08/ils-racontent-leur-job-dete-louna-18-ans-serveuse-la-guinguette-darwin À Châlons toujours, l’agence Sup’ Intérim , par la voix d’Alain Skuratko, responsable, fait savoir que les saisonniers agricoles sont présélectionnés puis sélectionnés en entretien en amont car « le plan de charge des clients est déterminé fin mai ou début juin ». Il précise que pour travailler dans un silo, il va de soi qu’il ne faut pas être asthmatique. Ensuite, le candidat doit prévoir d’envoyer son dossier en mai et d’être mobile géographiquement. À l’heure actuelle, les prises de poste sont faites, mais des remplacements occasionnels ne sont pas à exclure. Quelques missions de saisies informatiques ou d’analyse du grain font partie du lot. Tout n’est pas 100 % physique. Dernier domaine : le tertiaire. Là, des aides-comptables sont précieux. La Scapest en a embauché dix d’un coup sur son site pour l’été. Il s’agit d’étudiants qui ont obtenu leur BTS ou leur DUT de comptabilité. Un diplôme est requis. Il reste encore trois postes d’été en tant qu’aide comptable, à pourvoir. Dans le domaine de la propreté, les étudiants sont aussi les bienvenus Et dans le tertiaire toujours mais catégorie propreté et nettoyage cette fois, là aussi, il y a de quoi s’occuper. Chez FAP propreté à La Veuve, l’entreprise familiale de Michel et Adrien Wisniewski emploie 18 personnes qui, comme tout le monde, prennent des vacances. C’est le cas pour quatre d’entre elles cet été. Alors pour les remplacer, le père et le fils, qui se déplacent aussi sur site pour combler les trous dans le planning, cherchent des gens motivés et fiables. Ils ont fait paraître une annonce sur les réseaux pour préciser leur requête. Les contrats seront des CDD, les étudiants sont les bienvenus. Il s’agit d’œuvrer avant l’ouverture, chez un transporteur de Recy de 6h30 à 8 heures, ou de réaliser de l’entretien de bureaux, avec aspirateur et lavage. Ce ne sont que des exemples. Seuls prérequis, avoir le permis et être véhiculé. « Prendre le bus n’est généralement pas compatible avec les horaires demandés » , atteste Adrien Wisniewski. Selon les cas, il est tout à fait envisageable de cumuler les heures en se déplaçant de site en site et de cumuler plus d’une heure et demie par jour. Il suffit donc d’être autonome et volontaire. Sur les 18 salariés, presque le tiers d’entre eux est à plein temps. À lire aussi https://www.lunion.fr/497959/free-tags/emploi-etudiant À l’échelle nationale, l’agence d’intérim Adecco à elle seule recense 40 350 missions estivales tous secteurs confondus, que ce soit dans l’industrie, le transport, l’agroalimentaire ou l’hôtellerie-restauration, avec 3 790 emplois en Grand Est, qui constitue la cinquième région la plus pourvoyeuse d’emplois en France l’été. Ce n’est évidemment pas la seule agence d’intérim du territoire. À lire aussi https://www.lunion.fr/id784573/article/2026-02-06/jobs-dete-2026-une-opportunite-prioritaire-pour-les-jeunes-des-communes Mis en ligne le 11/07/2026 à 20:02 Travailler l’été quand on est étudiant, c’est encore possible, dans le secteur de Châlons Par Sophie Ughetto À Châlons ceux qui n’ont pas encore signé leur contrat à cette heure-ci, alors que les vacances ont commencé, peuvent encore le faire. Pas besoin de diplôme, mais du savoir vivre et du savoir être, de la fiabilité et de la disponibilité (deux mois minimum pour certains emplois).
Travailler l’été quand on est étudiant, c’est encore possible, dans le secteur de Châlons