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Le ton continue de monter au conseil municipal de cette ville des Ardennes

Le ton continue de monter au conseil municipal de cette ville des Ardennes

Lecture zen Non retransmis en direct, ce conseil semblait marquer le point culminant des tensions entre majorité et opposition... jusqu’ici. - Adrien Bachy Sur le papier, cette séance du conseil municipal de Rethel du 5 juin 2026 ne devait être qu’une formalité. Les trois petits points à l’ordre du jour, à savoir l’ajustement des modalités des élections du comité social territorial (personnel de la Ville), celui du plan de financement du futur centre social , et l’élection des délégués et suppléants pour les prochaines élections sénatoriales, seront d’ailleurs votés à l’unanimité. C’est pour de tout autres raisons que les conseillers municipaux se souviendront de cette soirée courte et intense. Comme lors du conseil précédent, les esprits se sont échauffés en début de séance . « Ce compte rendu ne reflète pas fidèlement les discussions que nous avons eues , a calmement exposé Thierry Chevallot. L’enregistrement vidéo suffirait à le démontrer... » Benjamin Viguier s’est également indigné de ne pas avoir pu répondre à la pique que lui avait adressée par le maire, au début de cette fameuse séance du 28 avril. « Ce déséquilibre ne figure pas dans le compte rendu », observe-t-il. « Tout est en règle, la cloche n’avait pas sonné, et le conseil n’avait pas commencé », lui répond Joseph Afribo. « C’est démagogique de votre part... » Mais pas question d’en rester là. Les points du conseil municipal précédent ressurgissent brièvement par la bouche de Thierry Chevallot. « Nous n’avons pas voté contre votre budget parce que c’est un mauvais budget, mais parce que nous voudrions faire autre chose , veut rectifier Thierry Chevallot. Vous n’avez pas augmenté les impôts, mais nous, nous souhaitions les diminuer ». « C’est démagogique de votre part compte tenu de la situation... » , répond le maire. Ces propos du chef de l’opposition, qui avaient bien été rapportés dans les colonnes de l’union-L’Ardennais, ne sont pas dans le compte rendu et font l’objet d’une demande de droit de réponse de sa part : « Ça nous semble un minimum ». Mais la réponse du maire est sèche : « Vous aurez un espace dans le Belvédère Info (...) La campagne est terminée. C’est sans doute frustrant, mais vous avez perdu. Les Rethélois nous ont choisis, largement. Il fallait présenter un programme. Vous avez tellement berné les gens que... C’est bon ! » Autant dire que le compte rendu de la séance du 18 avril a été adoptée sans les voix de l’opposition. « La prochaine fois, vous aurez des réponses par lettre d’avocat si nécessaire » La suite de cette séance s’est d’abord poursuivie sur un ton plus calme, jusqu’aux questions « d’ordre technique » posées courtoisement par Benjamin Viguier au sujet de la modification du plan de financement du centre social . Étant parvenu à faire baisser le coût de ce chantier subventionné jusqu’au seuil maximal de 80 % (par l’État, l’ANRU et la CAF), le maire évoque « une bonne surprise ». Mais Benjamin Viguier, lui, demande : « N’y a-t-il pas une perte de subventions pour la Ville, puisqu’elles passent de 920 000 € à 710 000 € dans le plan de financement ? » « Je ne fonctionne pas comme ça, répond le maire. On paiera en fonction des réalités. Ne commencez pas à ergoter ». Et il finira par interrompre les questions techniques de Benjamin Viguier lorsque ce dernier en vient à demander le taux du marché de la maîtrise d’œuvre. « Deux fois que je demande la parole et on me la refuse, merci », s’échauffe l’opposant. « Vous faites partie de ceux qui ont laissé les comptes de la Ville dans le rouge. Vous n’avez aucune leçon à donner. Un peu de respect ! », s’emballe alors le maire. Pour Benjamin Viguier, c’en est trop. Avec ou sans micro, ses fulminations résonnent dans la salle du conseil : « Ce sont des propos diffamatoires ! C’est la dernière fois que je tolère ça monsieur le maire ! La prochaine fois, vous aurez des réponses par lettre d’avocat si nécessaire ! » Pas de retransmission en direct pour cette fois Pas de quoi intimider Joseph Afribo qui apprend alors à tout le monde que, « pour cause de problème technique », cette séance n’est pas diffusée en direct comme d’ordinaire. Une fois cette modification de plan de financement votée à l’unanimité, Joseph Afribo conclut : « Tout ça pour rien Monsieur Viguier ». « C’était une question technique ! », proteste une dernière fois l’opposant hors micro. À la fin de ce petit conseil, chacun a repris son souffle pour élire les délégués et suppléants qui représenteront la Ville aux prochaines élections sénatoriales. Une fantaisie dont la démocratie française a le secret, puisque chacun a naturellement voté pour la liste de son camp politique : 13 titulaires pour Servir Rethel, 3 pour les Rethélois(es) avant tout, et zéro pour le Rassemblement National. Comme prévu, ce second mandat ne ressemble pas au premier, car cette opposition-là refuse de se taire . La suite au prochain épisode. Mis en ligne le 6/06/2026 à 11:25 Le ton continue de monter au conseil municipal de cette ville des Ardennes Par Sylvain Falize Non retransmis en direct comme d’habitude, ce conseil municipal du 5 juin 2026 aura marqué les esprits. Le point culminant des tensions entre opposition et majorité semble avoir été atteint.