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Le Stade de Reims, son parcours, Sochaux… le Soissonnais Victor Lobry se confie

Le Stade de Reims, son parcours, Sochaux… le Soissonnais Victor Lobry se confie

Lecture zen De retour à l’entraînement après s’être blessé à la cheville, Victor Lobry est incertain pour le duel qui va opposer le Stade de Reims à Sochaux, ce lundi 26 octobre (20 h 45). Formé chez les Rouge et Blanc, avec qui il a notamment atteint la finale de la Coupe Gambardella en 2014 et été sacré champion de France de CFA 2 en 2016, le natif de Soissons (31 ans) est devenu un joueur référencé en Ligue 2 : 176 rencontres disputées, de Pau à Saint-Étienne en passant par Guingamp, Amiens et aujourd’hui dans le Doubs. Recroiser la route du Stade de Reims est-il toujours un moment spécial pour vous ? Forcément, même si j’aurais préféré que ce soit en Ligue 1. Le rendez-vous que j’ai vraiment coché, c’est de venir à Delaune, parce que malgré le temps que j’ai passé à Reims, je n’ai jamais joué en pro dans ce stade. L’année dernière, j’étais blessé quand on était venus avec Amiens, j’étais en tribunes. Quand je me suis blessé pendant la trêve, je ne vais pas vous cacher que j’ai vite regardé le calendrier, et je me suis dit que ça allait être un peu juste. C’est comme ça, c’est le foot. Qu’est-ce qui vous a incité à rejoindre Sochaux cet été ? Sochaux, c’est un club important et historique du foot français. J’étais en réflexion et quand Sochaux est arrivé parmi les possibilités, je n’ai pas hésité. C’est un club populaire, et c’est ce qui nous fait vibrer quand on est joueur. Plus les années passent, plus on recherche la ferveur, la passion. C’est un régal d’évoluer dans une telle atmosphère. « J’aimerais bien vivre un truc fort collectivement : une montée, une aventure en Coupe » Votre équipe, promue en L2, a réalisé un bon départ, avant de connaître actuellement une passe plus difficile… Ce qui est spécial, quand tu es Sochaux, c’est que tu es promu mais que personne n’y croit (sourire). Il y a tout de suite des attentes, notamment de la part des supporters, un engouement qui fait que tout le monde a envie de nous pousser vers l’avant. Et, d’un autre côté, on n’est que promus. Il faut donc laisser du temps. On a réalisé un bon début, et je pense que malgré les quatre derniers résultats (deux nuls et deux défaites), on est toujours dans les clous du maintien. Il ne faut pas se mettre le feu, notre position reste favorable. On ne doit pas tout gommer, prendre le positif et continuer d’avancer. Que vous inspire la trajectoire de votre club formateur ? Il a hyper bien évolué. Par rapport au moment où j’y suis arrivé à 13 ans et aujourd’hui, ce n’est plus du tout le même club, que ce soit au niveau des infrastructures ou des ambitions. Il était dans la première partie de tableau de Ligue 1, a même joué l’Europe (saison 2020-2021), ça montre que le travail a été bien fait. Mais le foot, ce n’est pas linéaire, et cette descente est arrivée. Il y a un coach (Nicolas Usaï) qui connaît le championnat par cœur, et avec l’effectif qu’il y a, ça peut bien matcher. Je continue de le suivre, parce que c’est là où j’ai été formé et que, forcément, ça reste une étape importante de ma carrière. Toujours attaché à l’Aisne Quelles sont vos envies, à court et moyen terme ? Je veux pouvoir recroquer à fond dans le foot. Ça fait un an à peu près que je me suis fait opérer (d’une rupture de ligaments croisés), et je vous avoue que c’est un peu long. Je n’ai pas d’autre passion que le foot, c’est le week-end où je prends du plaisir, quand j’évolue dans des stades comme Bonal. Et à moyen terme, j’aimerais bien vivre un truc fort collectivement, parce que c’est ce qui manque dans ma carrière : une montée, une belle aventure en Coupe… Quelque chose qui crée des liens humains. Cette longue blessure de la saison dernière a été dure à vivre ? Au début, c’est un peu choquant, tu ne sais pas trop dans quoi tu t’engages. Avec le recul, cette expérience m’a beaucoup servi. J’ai aussi été très bien entouré à Amiens. Quand tu ne peux pas jouer, tu analyses, tu regardes des matches, et ce qui a été dur, c’est que je me trouvais performant à ce moment-là. J’ai pu apprendre un peu plus à communiquer avec les autres, dans un vestiaire ou sur le terrain, et j’ai hâte de pouvoir enchaîner les matches. La paternité m’a aidé aussi (il a une fille et un garçon). On relativise un peu plus grâce aux enfants. Quels liens gardez-vous avec l’Aisne ? Un lien important. Mes parents vivent encore à Soissons, j’ai encore beaucoup d’amis là-bas et je me suis rapproché depuis quelque temps du club (le Soissons IFC), pour partager de l’extérieur mon expérience avec les entraîneurs, la direction, quand ils ont des questions. Mis en ligne le 1/11/2026 à 05:00 Le Stade de Reims, son parcours, Sochaux… le Soissonnais Victor Lobry se confie Par Julien Collomb Natif de Soissons et formé chez les Rouge et Blanc, le milieu de terrain de 31 ans évolue depuis cet été à Sochaux, futur adversaire des Rémois ce lundi 2 novembre (20 h 45) en Ligue 2. Video