Lecture zen Benoît Paire, battu l’an dernier au 1er tour du Challenger ATP50 de Troyes, bénéficie d’une nouvelle wild-card pour le tournoi final. - Photo : Florian Mare N on, Benoît Paire n’a pas choisi de passer sa retraite sportive à Troyes, dans l’Aube. Il n’y a pas, non plus, fait l’acquisition d’une maison secondaire près des lacs de la forêt d’Orient ou dans le Pays d’Othe. Pourtant, l’enfant terrible du tennis français, qui avait déjà bénéficié d’une wild-card lors de l’édition 2025, a choisi les Internationaux de Troyes pour un nouveau retour à la compétition à la fin de ce mois de juin. Dernièrement, l’ancien 18 e joueur mondial, a surtout été vu sur les plateaux de France TV derrière le micro. Mais le consultant à la langue bien pendue, à l’aise dans son rôle, n’a pas encore tiré un trait sur sa carrière sportive. À 37 ans, il n’a pas renoncé à quitter le circuit autrement que par une porte dérobée. Sa dernière apparition commence à dater. C’était le 27 janvier dernier au Challenger de Quimper contre Benjamin Bonzi, 106 e mondial. À l’arrivée, une défaite (6-4, 6-3) pour celui qui est retombé très bas au classement ATP ; entre la 900 e et la 1000 e place. Six mois plus tôt, il n’avait pas réussi non plus à inquiéter Mattéo Martineau (n°292) sur la terre battue du TC Troyes . L’Avignonnais, qui avait été invité dans le tableau final, avait chuté au premier tour (6-2, 6-2) sous une chaleur suffocante. « Je le voyais diminué, il ne pouvait pas se déplacer comme il voulait » , avait déclaré Mattéo Martineau à l’issue de ce match à sens unique. Puis d’ajouter : « C’est un joueur dangereux. Quand il est en forme, il peut très bien jouer . » Dans quel état physique ? Sera-t-il en forme pour son « come-back » à Troyes ? Sans doute le dernier de sa carrière s’il échoue. Le joueur ne revient pas à Troyes sur un coup de tête. Il s’est entraîné dur pour être compétitif. Le point d’interrogation concerne son mal de dos persistant. « Je n’ai pas renoncé , a-t-il assuré dernièrement sur la chaîne du groupe France TV. Je suis blessé au dos depuis un an, j’essaye de trouver des solutions. J’espère voir d’autres médecins par la suite et essayer de revenir sur le circuit pour pouvoir finir ma carrière en jouant. » Derrière l’image du « vilain petit canard » parfois désinvolte du tennis français, il y a, chez Benoît Parie, un vrai attachement à son sport. Et avant de basculer vers une reconversion totale, il aimerait choisir le moment et le lieu où il tirera sa révérence. Pour de bon. « C’est ça qui me dérange : c’est de ne pas pouvoir finir, de pouvoir dire au revoir au public et de pouvoir arrêter comme je le souhaite. C’est difficile de se projeter sur le futur quand tu n’as pas arrêté. Je n’ai pas envie de quitter le tennis, parce que c’est ce que j’aime » , ajoutait-il au micro. Troyes sera, qui sait, le premier jour du reste de sa vie de joueur de tennis professionnel. Benoît Paire sera présent au 1 er tour sur le court du TCT le mardi 30 juin, à 17 h 30, devant un parterre de curieux. Il y a ceux qui viendront pour l’encourager dans sa nouvelle tentative de « come-back », ceux qui se déplaceront dans l’espoir de le voir « péter un câble » sur le court. Dans tous les cas, le joueur ne laisse pas indifférent, et c’est une chance pour Philippe Carillon, directeur de ce Challenger ATP 50 que de voir revenir dans l’Aube ce joueur charismatique. Présent dès le lundi soir pour le « One Point Slam » La présence de Benoît Paire ne se limitera pas à sa présence dans le tableau final des Internationaux. La veille de son premier tour, il sera l’invité de prestige de la nouveauté de cette 11 e édition : un « One Point Slam », emprunté à l’US Open. 48 joueurs ont été sélectionnés pour cette attraction très ludique qui consiste à ne jouer qu’une balle. Le gagnant du point se qualifie, le perdant est éliminé . C’est aussi simple que cela. « On a choisi de caler ce tournoi le lundi 29 juin, à partir de 18 heures, expose Valentin Carillon, à l’origine de ce tournoi à élimination directe qui offrira la coquette somme de 1000 € au vainqueur. C’est un spectacle auquel le public pourra assister gratuitement. Les 48 participants partent vraiment sur un pied d’égalité, jouer un seul point, c’est quelque chose de très particulier. L’idée, c’est que dans les gradins, ça chambre, ça encourage. On est loin de l’ambiance d’un vrai match de tennis, d’ailleurs, ça se fera en musique, on pourra boire un coup... » Il y aura tout de même un « vrai » arbitre sur la chaise, pour éviter tout litige. Benoît Paire fera partie des favoris parmi les têtes d’affiche où l’on retrouvera l’ancien prestigieux numéro 10 de l’Estac, Benjamin Nivet, excellent joueur de tennis. Les meilleures féminines (Savine Erler, Liv Boulard, Laure Chardin et Anne Fourot) ont été conviées, ainsi que les « pépites » du club, les « locaux » dont Abel Hernandez qui revient en parallèle dans le tournoi par le biais d’une wild card pour les qualifs. Et pour compléter ce tableau, on retrouvera presque la totalité des professeurs de tennis du département, quelques sponsors du tournoi, et dix autres joueurs issus du Challenger. Une parenthèse ludique avant les matchs du 1 er tour et l’entrée « officielle » de Benoît Paire dans le tournoi. Mis en ligne le 16/06/2026 à 20:04 Benoît Paire tente un dernier « come-back » aux Internationaux de Troyes Par Christophe Mallet L’enfant terrible du tennis français, qui bénéficie d’une invitation dans le tableau principal, revient pour la seconde fois tenter sa chance au Challenger ATP 50 de Troyes. Il donnera le change sur le « One Point Slam » lundi 29 juin, avant de disputer son premier tour du tournoi le lendemain sur l’ocre du TCT.
Benoît Paire tente un dernier « come-back » aux Internationaux de Troyes